| Les rendez vous de l'histoire
 La catastrophe ferroviaire de 1917

 
Dimanche 12 décembre 1917 "On reverra Paname", chantent les soldats entassés dans les voitures. Un peu plus de mille hommes, venant de se battre en Italie, rentrent en France pour une permission de Noël... On s'entasse, on s'arrange, on rigole. La cohue dans cette circonstance, ça provoque de la joie...

Le convoi de 17 voitures et 2 fourgons, le train 612, arrive à Modane vers 21h30. Il en repart vers 23h00, malgré les inquiétudes manifestées par le mécanicien Girard qui craint d'être surchargé, sur un itinéraire dont la pente atteint par endroit 30%. Le train prend de la vitesse, il s'emballe et au pont de La Saussaz, la voiture de tête déraille et éclate en heurtant le pilier de droite du second pont-route surplombant la voie. Toutes les autres voitures viennent s'enchevêtrer en un inextricable amas de poutres tordues, de panneaux de bois éclatés, de chairs broyées. Un accordéon monstrueux se replie. Les dix-neuf voitures s'encastrent sur trois cent mètres. Le toit d'un wagon passe par dessus le pont de La Saussaz, des poutrelles, des axes d'essieux, des roues volent de tous côtés à trente mètres de là. La locomotive continue à rouler seule et finit par s'immobiliser près de la gare de St Michel.
De cet amas de ferrailles tordues et de bois éclatés et calcinés, on retire des centaines de cadavres, de 675 à plus de 800 selon les estimations. Ce tragique accident fut l'une des plus grandes catastrophes ferroviaires mondiales.

Le livre "Le tragique destin d'un train de permissionnaires - Maurienne 12 décembre 1917" d'André Pallatier est en vente à la boutique de l'Espace Alu. Prix : 33 €

Crédits photos : mairie

 Les inondations de 1957


Rue Général Ferrié
 
Le 14 juin 1957, une crue gigantesque de l'Arc provoqua de dramatiques inondations dans toute la vallée de la Maurienne, et notamment à St Michel. La fonte de la neige de cette fin de printemps accélérée par le vent chaud du sud, le foehn, conjuguée aux orages violents qui se succèdent sans arrêt et déversent d'énormes quantités d'eau expliquent la violence de la crue. L'inondation de la vallée a prit un caractère particulièrement destructeur aussi bien dans les parties resserrées où la vitesse de l'eau est déjà grande en temps normal et où la rivière a tout arraché sur son passage, que dans les parties élargies où la rivière a déposé une énorme masse de limon et détritus divers que le courant ne lui permettait plus d'entraîner. L'Arc arrache le remblai, haut à cet endroit de 6 m, sur une longueur de 110 mètres et s'engouffre dans la ville qu'il recouvre au passage de 0,60 m de limon. 8.900m³ de remblais seront utilisés pour rétablir la digue et les voies.

Le pire a été évité grâce au Maire de Saint Michel qui, en rassemblant toute la population, a réussi, par des barrages en gabions, à repousser une partie de l'Arc, réduisant ainsi la durée de l'inondation de la ville.

 
Pont de l'arc








A voir : Les inondations de 1957

En savoir plus :
http://www.railsavoie.fr/inondations1957.html


Crédits photos : photo passion